Levé à 5h pour prendre un taxi depuis Tiuyacu vers Nuevo Cajamarca.
S./2 la course, ça va. Il me dépose à la station de combis pour Pedro Ruiz, point intermédiaire pour rejoindre Chachapoyas. Ca m’en coutera S./15.
La pluie de la veille a laissé un film de nuage sur les montagnes qui se dissipe avec le levé du soleil.
Après une heure d’attente ou presque le combi démarre, musique à fond comme d’habitude. J’ai récupéré une place pourrie, je suis engoncé au fond sans aucune place pour mes jambes, je souffre !
Le chauffeur du combi est malade, il conduit vite et ne connait presque pas les freins. Quand on sait que la route est encore plus sinueuse que celle entre Yurimaguas et Tarapoto, il faut s’accrocher !
Le combi s’enfonce dans la montagne et la luxuriante végétation tropicale.
Ca tourne, retourne et re-retourne. En plus d’être à l’étroit à l’arrière du combi, j’ai l’impression 15 fois de mourir après un virage en épingle où le chauffeur fait crisser les pneus, un dépassement hasardeux sans aucune visibilité, un freinage brusque sans anticipation du véhicule de devant.
A mi-chemin (soit 1h30 de trajet), pause petit déjeuner et pipi. Au moment de repartir je demande à changer de place pour me mettre sur le banc qui fait dos au chauffeur. Au moins là je ne verrai pas les moults opportunités de passer de l’autre côté de la barrière !
On s’approche d’une zone un peu plus plate avec un lac au bord d’une petite ville.
Là le combi se fait arrêter par la police pour une contrôle d’identité de tous les passagers.
On repart une dizaine de minutes plus tard.
Les courbes reprennent mais le climat a l’air de s’assécher.
Arrivé dans la vallée, le combi se fait arrêté par la sécurité routière (sorte de police de la route qui vérifie que les papiers du véhicule et ce qui est règlementaire est en règle)
Le chauffeur en profite pour jeter de l’eau sur les roues qui fument.
Apparemment le chauffeur n’est pas tout propre car le contrôle dure.
Le combi reste sur le bord de la route, ce qui permet aux passagers de se dégourdir les jambes après la machine à laver des virages de la dernière descente.
On repart après 30 minutes, le chauffeur a écopé d’une amande et est en rogne.
10 minutes plus tard c’est Pedro Ruiz. Une petite bourgade aux confluences de 2 rivières.
Je descends du combi pour prendre un taxi pour Chachapoyas pour S./10.
Le ciel bleu réapparait. Et la route laisse dérouler un paysage beaucoup plus sec avec des montagnes qui plongent dans un canyon.
On nous averti que ça va tourner mais je suis habitué ! Et surtout le chauffeur n’est pas malade comme le combi.
On s’arrête pour compléter le taxi. On dirait que les gens ici habitent de l’autre côté de la rivière et qu’il doivent emprunter un câble suspendu au dessus de la rivière pour traverser.
On reprend la route dans un paysage extraordinaire.
Et arrivons enfin à Chachapoyas.
La ville est assez différente des autres villes que j’ai pu traverser depuis le début de mon périple péruvien.
La Plaza de Arma est superbe et les rues charmantes.
Je m’empresse à trouver un endroit où je peux déjeuner et trouve sur la place un petit restaurant sympathique. Ca sera Chancho (porc) ce midi, et le plat est plutôt copieux !
Je profite d’un cyber café voisin pour reprendre contact avec la civilisation et les parents après l’isolement Amazonien. Les débits sont plutôt bons et en tout cas meilleurs qu’à Iquitos.
La session terminée, il faut que je trouve un hostal. Un passant m’informe que l’auberge El Tambo est toute proche. Je rentre dans le hall et attend que l’on m’accueille.
Personne, je commence à me diriger vers la sortie et là, je tombe sur les Tchèque/Slovaque Suzana et Katarina. Elle viennent d’arriver à Chachapoyas et recherchent aussi un hébergement.
On part donc à l’assault des rue pour trouver l’hostal avec le meilleurs rapport qualité/prix.
Ca sera finalement l’hostal Continental sur Jr. Ortiz Arrieta juste à côté de la Plaza de Arma pour S./20 la nuit (5€) la chambre individuelle.
Une fois posé, je demande à l’accueil s’il y a une balade à faire en ville. On m’oriente vers le panorama de la ville que l’on atteint en remontant le Jr. Salamanca.
La nuit se rapproche, la Plaza de Arma laisse apercevoir son église illuminée.
Longue journée, il faut du repos pour le lendemain et les chutes de Gocta !
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