5h du matin, j’entends dans les rues de Chachapoyas de la musique style batterie fanfare. Les rues sont pleines d’enfants qui chantent. C’est le début de la fête de la vierge qui dure jusqu’au 15 août !
6h30, c’est l’heure à laquelle on s’est donné RDV avec les filles dans le hall d’accueil de l’Hostal.
En fait c’est plutôt vers 6h45 que nous quittons l’Hostal à la recherche d’un café et de quoi petit déjeuner.
On s’arrête finalement à Las Roccas sur la Plaza Mayor, où le café est plutôt bizarre, on nous donne une tasse d’eau chaude et une fiole noire. C’est en fait du café concentré. Ca a le gout de café mais ce n’est pas très bon. J’avale aussi un sandwich au poulet pour prendre des forces pour la journée.
On prend le chemin de la station de combis pour Pedro Ruiz qui se trouve sur face au 375 Jr. Ortiz Arrieta. Pour S./5 le combis peut nous emmener à Pedro Ruiz, mais en fait nous nous arrêterons en chemin 17km avant Pedro Ruiz. Ca ne change en rien le tarif !
Nous attendons patiemment que le combi se remplisse. Certains voyageurs ont des tonnes de provisions à transporter et même une poule vivante est mise sur le toit du combi !
Nous décollons et 45 minutes plus tard nous arrivons au point kilométrique 17, intersection avec la route qui mène à Cocachimba.
Nous avons donc 11,5km jusqu’aux chutes. Et à peu près 400m de dénivelé jusqu’au village.
La route est en fait un chemin de terre qui serpente en de multiples virages
A mi-chemin du village, nous rencontrons un vieille dame. Elle cultive quelques plantes et vend aussi des boissons.
Pendant la montée depuis la route, de nombreux combis chargés de touristes nous ont nargués. Ce sont en fait des tours au départ de Chachapoyas qui emmènent les gens pour S./50 au village de Cocachimba.
Un des combis nous a vivement encouragés en applaudissant et criant.
Après une petite heure de montée nous rejoignons le village de Cocachimba.
C’est l’heure de la pause et de l’achat de quelques provisions pour le midi.
Nous reprenons notre chemin en direction des chutes de Gocta après avoir payé le droit de passage.
Le chemin des chutes de Gocta est en fait très récent. C’est en 2006 qu’il a été achevé. Les chutes ont été mesurée comme les 3èmes plus hautes chutes du monde avec 771m. Cette mesure n’est que très récente car remonte au début des années 2000.
Le chemin semble être une succession de montée et descente
La vallée au loin apparait toute petite et pour tant c’est de là que nous sommes partis.
La végétation devient plus dense et des champs de canne à sucre apparaissent
C’est d’ailleurs un lieu de production de sucre car le parcours est semé de pressoirs à canne à flanc de montagne.
Le chemin redescend fortement
Jusqu’à rejoindre une petit pont suspendu
Puis un passage plus accidenté qui nous laisse voir les chutes à distance
Doucement mais surement on se rapproche du but.
Des papillons aux couleurs profondes se laissent approcher pour une photo.
Un groupe avec guide fait une pause photo devant un joli panorama des chutes de Gocta. Un couple d’espagnols de Barcelone nous prend même en photo.
Suzana, Katarina, Fabien
Enfin la récompense est là, la chute immense et vertigineuse.
On en profite pour prendre le déjeuner avec quand même la polaire car ici il fait beaucoup plus frais et les goulettes de la chute accentuent l’effet du froid.
Ca n’empêche pas de prendre la pause.
Et de se sustenter l’espace d’une fraction de seconde.
Potam’ étant toujours de la partie, il a fait impression en posant devant Gocta.
Une dernière photo avant de revenir sur nos pas.
Le retour est long, malgré le fait que l’on s’éloigne rapidement de la chute, le chemin se met à remonter en forte pente.
Je lâche les filles pour garder mon rythme jusqu’à la fin de la montée infernale.
Je prends une pause de 20 minutes, les filles en bavant un peu.
Montre en main ce sont 1h45 pour le retour sans pause photos.
En revenant au village nous nous précipitons au seul restaurant, pour se rafraichir et s’hydrater d’une boisson bien fraiche.
La tenancière nous apporte couvert et soupe, mais un monsieur lui rappelle que nous sommes les gringo montés depuis le bas de la vallée !
La place principale de Cocachimba étant pleine de combis et taxis, il serai dommage de ne pas négocier une course directe jusqu’à Chachapoyas.
Il y a peu de places, et rien en dessous de S./10.
En négociant, nous faisons la rencontre d’un Israélien et d’une Anglaise qui ont fait la même excursion et recherche aussi un moyen de rentrer à Chachapoyas. Sauf que eux ont une contrainte d’être à 19h à Chacha pour prendre un bus qui les emmènera à Tarapoto.
On aperçoit au loin un pickup gris qui arrive sur le village. On se précipite tous pour demander s’il redescend vers la route principale. Il nous répond que dans 10 minutes il redescend et accepte de nous prendre !
C’est donc une belle descente à l’arrière du pickup que nous faisons à 5 et gratuitement !
Arrivés en bas
C’est l’attente. Donc on se met à faire des photos
Pas de combis à l’horizon, en tout cas que des combis pleins, et pour les taxis collectifs c’est la même chose.
Un combis finalement passe avec 2 places disponibles. L’Israélien et l’Anglais s’y enfourne, ça leur permettra de pouvoir prendre leur bus !
On s’éloigne du croisement pour rejoindre la petite bourgade de 3 maisons. On y trouve une petite boutique. Un chien s’approche et commence à faire la fête, puis une petit chiot qui veut jouer.
Katarina tente de gouter un fruit bizarre qui apparemment a l’air bon.
La nuit se rapproche et toujours pas de solution pour rejoindre Chacha. Une moto taxi arrive pour déposer des marchandises à la boutique. Il nos propose de nous emmener à Pedro Ruiz (à 17km) pour que nous puissions prendre un combis là-bas (c’est à Pedro Ruiz que les combis font le plein pour Chacha).
Il nous propose S/3 par personne ce qui est cher et nous refusons.
Avant qu’il ne parte, nous lui redemandons s’il a changé d’avis, mais non …
Dernière proposition, S./7 pour 3 personnes, il accepte !!!
Nous voilà en route en moto taxi pour Pedro Ruiz avec en plus une 4° personne debout à l’arrière du véhicule.
Arrivés à Pedro Ruiz, c’est la déception car la nuit tombée les combis ont cessé leur activité. Ca devra être taxi mais tous sont à S./10.
On rencontre 2 français, Stéphane et Vincent, artistes parisiens, qui vont à Chachapoyas après avoir passé du temps en Amazonie.
Ils partagent le taxi pour Chachapoyas et je leur donne quelques tuyaux pour les chutes de Gocta, et notamment le chemin alternatif plus spectaculaire que nous avons remarqué qu’une fois arrivés au village de Cocachimba. Ils veulent y aller le lendemain.
Arrivés à Chacha, direction le resto pour se remplir la panse. Cette fois je suis les filles au resto végétarien, où j’englouti un plat de fibres que je n’ai jamais autant mangé depuis mon arrivée au Pérou !
Demain ça sera plus cool, les muscles se font sentir !
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