mercredi 3 août 2011

La forteresse de Kuelap


Aujourd’hui on s’attaque à la forteresse de Kuelap.

C’est à près de 2h30 de combi de là et il faut se lever tôt car il y a seulement 2 combis par jour (à 4h et à 15h).
Levé donc à 3h pour un RDV dans le hall de l’hôtel à 3h30.

Déjà des gens patientent dans la station de combis. Il ne fait pas chaud.

Le combi part dans la nuit pour la route de Maria, le village où se trouve l’accès à la forteresse de Kuelap.
Le chauffeur conduit plutôt correctement. Nous quittons la route asphaltée pour un chemin de gravillons la plupart du trajet. La route est sinueuse et le paysage doit être magnifique. Mais la nuit envahit encore les éléments.

6h – Arrivé à Maria, le combi dépose une personne et nous reprenons la route pour le lieux-dit La Malca. Il y a la billetterie mais n’ouvre qu’à 8h. Tant pis nous empruntons le chemin.
De là il nous avait été dit 2h avant la forteresse. Mais un panneau indique 2,5km ce qui ne semble pas si long que ça.

Effectivement 20 minutes après l’entrée de la forteresse.
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Le soleil n’est pas encore levé mais déjà le jour a pris place.
A moitié dans la brume, on peut apercevoir la forteresse au loin.
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Impression mystique de voir ce géant de pierre émerger des nuages.
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Le soleil montre son nez et dore petit à petit Kuelap. Les chevaux paissent tranquillement.
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Le chemin continue vers l’entrée du site.
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Une petite fille vient de chercher un cheval.
Elle habite au sommet et nous conduit à l’entrée et en direction de sa maison qui prépare des petits déjeuners pour les lève-tôt.
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Je prend 2 “huevos fritos”, du pain et un café. Le café ressemble plutôt à jus de chaussettes après un trek d’une semaine, autrement dit le café est dégelasse.
Suzana va même le jeter discrètement au pied d’un arbre.

Le petit déjeuner pris nous nous dirigeons vers la billetterie situé au pied de Kuelap, mais l’entrée est affichée à S./12 au lieu des S./10 affichés sur le parking de La Malca.
Les filles négocient afin de ne payer que S./10 car la billetterie centrale était fermée à notre arrivée.
Un guide se propose de nous acheter le billet à l’entrée principale. C’est cool ! Et en plus on n’est pas obligé de l’attendre pou entrer !

Le soleil est maintenant complètement levé et fait dissiper la brume et les nuages matinaux. Cela laisse découvrir le panorama du site perché à près de 3000m d’altitude.
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La forteresse prend des couleurs, la porte principale est monumentale.
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C’est là que l’assaillant était découragé d’entrer par de multiples couloirs (qui aujourd’hui n’existent plus).

Ce n’est pas l’entrée par laquelle les visiteurs entrent. Il faut faire une centaine de mètres supplémentaires, ce qui permet d’apprécier la vue.
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L’entrée des visiteurs est toute petite.
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A peine arrive-t-on qu’une horde de Lamas sort de la forteresse. La vision est un peu surréaliste.
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A l’intérieur, c’est une vraie cité que l’on trouve avec les vestiges Chachapoyas (peuple pré-colombien) qui ont une forme plutôt ronde et les vestiges Inca aux formes carrés/rectangulaires.
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Au loin, la route d’accès se laisse deviner. Elle est vraiment à flanc de montagne.
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Au détour d’une des nombreuses constructions, on observe le paysage à travers une tête de lama.
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Si, si avec beaucoup d’imagination c’est vrai ! Un lama avec les oreilles en arrière et qui mâche même de l’herbe !
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L’intérieur de la cité est abondamment recouverte de végétation.
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Il y a même des plantes qui poussent sur les arbres.
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On entend par moment un bruit bizarre, comme un gros bourdonnement sourd mais sans rien voir. L’esprit des Chachapoyas ou des Incas ?
Non, il s’agit des colibris qui butinent les arbres et qui passent à toute vitesse !

La cité s’étend sur près de 600m de long et dispose de près de 400 constructions.
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La vue du haut des murailles est spectaculaire.
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Un lama rescapé broute dans la ville fortifiée. Il est en fait attaché et n’a donc pas pu s’échapper avec ses congénères.
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La cité est vraiment immense et les construction vraiment bien conservées. Il y a même eu des restaurations à de nombreux endroits.
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A la sortie, je prends enfin Potam’ en photo.
”Potam’ à Kuelap”
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Après près de 2h sur le site, c’est le temps de rentrer.
Nous prenons le chemin qui descend vers le village de Tingo. 1200m de dénivelé tout en descente !

Rapidement la forteresse s’éloigne.
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Au cours de la descente les filles s’arrêtent dans une des fermes qui jalonnent le chemin pour voir les possibilité de travailler en échange du logement.

Nous sommes accueillis par un ado et un petit gamin. Ils nous invitent à entrer.

Aurora ensuite nous invite à déjeuner et nous conte sa vision des choses, qu’il ne faut pas grand chose pour vivre ici à la campagne à Kuelap, qu'e les touristes sont les bienvenus, qu’il ne faut pas leur demander de l’argent car ces touristes qui veulent bien s’arrêter les enrichissent de leur connaissance, etc …
Belle générosité en tout cas. RDV pris pour le vendredi où je passerai quelques jours à les aider en échange d’une tranche de vie péruvienne.

Enchantés, nous reprenons le chemin.

Nous rencontrons 2 petites filles dont une avec les yeux d’un bleu profond. Elle est sourde et muette mais veut absolument communiquer. Elle a 5 ans. Sa sœur et elle nous disent “bye bye”.

C’est une longue descente qui n’en termine pas. Nous croisons des villageois qui remontent de la vallée. Ils ont tous les âges de 7 à 77 ans, et ils en ont du courage pour monter !

Arrivé presque à la rivière de la vallée, le chemin bifurque à gauche pour remonter de nouveau. On se demande jusqu’où il va car ça commence à en faire des kilomètres. Et mon genou droit commence à souffrir fortement malgré les bâtons de marche.

Enfin Tingo se laisse aprcevoir.
En eau, je me précipite vers la boutique du coin pour engloutir une boisson fraiche.

Un gars nous informe que le bus pour Chachapoyas doit passer sous 30 minutes.
30 minutes passent allègrement et toujours pas de bus à l’horizon. Et quand il passe il n’a pas de place pour nous !

Nous nous rabattons sur un taxi qui nous ramène à Chachapoyas pour S./7, c’est moins cher que les S./8 annoncés !

Arrivé à Chachapoyas, direction les stands de brochettes pour se rassasier et au lit, les genoux en ont grandement besoin !

Demain c’est repos et peut être un chemin Inca …

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