5h du matin, il fait froid dans l’autocar. Je regarde mon altimètre, 3950m ! Ca fait haut !
On a bel et bien rejoint la Cordillère Blanche. Le soleil se lève sur la Cordillère, magnifique.
Le bus arrive vers 7h30 à Huaraz, la plus grosse ville de la Cordillère (150khab) et capitale de la région Ancash.
Il fait froid et je supporte aisément polaire + coupe-vent.
Je me fais alpaguer par un rabatteur d’hostal et de tours. Je le suis pour voir ce qu’il a à proposer. L’hostal qu’il me montre est correct sans plus mais à S./15 plus cher que l’hostal qu’on m’avait conseillé à Huanchaco.
Je m’enquête donc de trouver l’hostal “El Tambo”. J’ai fait plusieurs tours, je ne trouve rien. Je fini par demander, mais les gens n’en savent pas plus. Je tombe finalement sur une petite femme qui est en train d’installer son stand dans la rue. Elle m’indique une impasse au fond de laquelle je trouve effectivement une belle petite auberge.
Il y a de la vie, et plein de gens prennent leur petit déjeuner frugal. La tenancière, Mariela, m’offre un maté de coca qui me réchauffe avec plaisir.
Il y a quelques français et beaucoup d’israéliens. Je discute avec un français, Denis, qui revient d’un séjour à Cuzco. Il a bien navigué sa bosse dans la cordillère car il y est resté 3 mois avec un de ses amis, Max. Il me donne quelques conseils, les coins sympas, les bons restos. C’est bien sympa.
Je laisse mes affaires à l’auberge pour parcourir un peu les rues de Huaraz.
Le soleil a réchauffé l’air (plus de 20°) et la ville s’est éveillée depuis et c’est l’effervescence autour du marché. Les femmes sont habillées en habit type Quechua, un panama sur la tête, un jupe multicouche avec des collants bien épais, plusieurs couches de pulls, des cheveux longs tressés, et un châle multicolore dans lequel elles transportent les provisions achetée sur le marché.
La ville est surplombée par la cordillère, que l’on voit partout quand on lève la tête.
Je fais un tour à iPérou pour prendre quelques infos sur la ville et les randonnées faisables à la journée. J’en ai au moins pour 3 jours, les ruines de Wilcahuaín, la Laguna de Churup, et la Laguna 69.
Je commence l’après midi par les ruines de Wilcahuaín. Il faut prendre un combis à l’angle de Cajamarca et 13 de Diciembre. C’est drôle car ici la plupart des gens parle Quechua, normal que je ne comprenne rien à ce qu’ils disent.
La route monte subitement, le combi évolue lentement sur le chemin défoncé qui laisse voir la Cordillère.
En 20 petites minutes et S./1,3 j’arrive sur le site des ruines.
Je prends un guide pour S./5 histoire de comprendre un peu. Ce n’est pas très grand, une sorte de maison qui en fait possède 3 niveaux, le 1er pour conserver les momies, le 2ème faisait officiel d’étage cérémoniel, et le 3ème était dédié à la préparation de l’embaumement. Cette construction est un lieu cérémoniel de la culture pré-Inca Wari.
Le nom provient du Quechua “Willka” sacré et “Huaín” maison.
A 10min à pied se trouve un site presque identique mais plus étalé qui est celui de Ishic Willkahuaín.
En me baladant je trouve même une petite mygale !
Je décide de rentrer à pied d’autant qu’un chemin pour Huaraz est signalé.
Je chemine le long d’un petit ruisseau. Ensuite le chemin m’offre plusieurs alternatives.
Je choisi au pif ou plutôt en fonction de où je situe Huaraz dans la vallée.
Les chiens n’ont pas l’habitude des touristes ici car je me fais japper dessus à chaque maison. Heureusement les bâtons de marche les dissuadent d’attaquer !
Je fini par atterrir sur la route de Yungay au Nord de Huaraz. Ce n’est qu’après une bonne heure que je retrouve Huaraz et “El Tambo”.
Le lendemain ça sera la Laguna de Churup !
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