Aujourd’hui je m’attaque à la Quebrada d’Ishinca, une vallée peu fréquentées des randonnées à la journée mais plus habituée comme point de départ d’ascensions vers Ishinca, Aquilpo, ou autre sommet enneigé de la zone.
Le réveil sonne cinq heure. Dur levé après 2 jours de grasses matinées.
Je vais petit déjeuner dans le patio vide et froid d’El Tambo.
Rapidement je me mets en route pour prendre la ligne de bus n°18 qui me permettra de me déposer à l’entrée de la vallée.
Je mets un certain temps à trouver l’endroit de départ du bus, mais fini par le trouvé grâce à l’aide des rares passants.
Le minibus se met en route. Je ne sais pas trop où il faut me faire déposer mais un voyageur m’indique l’endroit exact et demande même au chauffeur de s’arrêter.
J’entame alors la longue montée depuis la route du fond de la vallée.
Ca monte doucement mais surement. Je demande aux passants si je me trouve toujours sur le bon chemin, ce qui semble être le cas.
De l’autre côté de la rivière, on peut apercevoir des champs de blé perchés à flanc de montagne. Mais comment font-ils pour aller récupérer le blé à ces endroits ?


C’est le matin et l’heure de l’école pour les gamins du coins.
Ils courent de peur d’être en retard

Tiens un champs de blé en forme de Lapin !

Spéciale dédicace aux Lhote et à Aurélie Mout

Profil d’un randonneur

J’arrive à une sorte d’embranchement où il faut que je décide entre 2 chemins, je prends celui de droite qui semble le plus marqué.
Lentement le chemin s’enfonce dans une petite forêt, puis dans des champs.
Le chemin est de moins en moins marqué et les ronces envahissent petit à petit ce chemin.
Encore des champs à traverser. Puis plus de chemin. Ca fait déjà plus d’une heure que je suis ce chemin qui n’existe plus, je ne vais pas faire demi tour ! Le plus genant c’est que je put voir un chemin bien marqué de l’autre côté. Arf !!
Je poursuis ma route mais il est difficile d’avancer en amont de la rivière.
J’aperçois en bas près de la rivière une petit ferme de l’autre côté, il doit bien y avoir un moyen de traverser !
J’arrive à proximité de la ferme mais non, il n’y a pas de pont.
Je me mets à étudier le moyen de traverser. Voici le passage le moins large et aussi le moins profond.

Je commence alors à empiler des pierres plus ou moins grosses pour pouvoir traverser. Le travail s’avère plus long qu’immaginé.
Soudain je vois de l’autre côté un pépé déboulant et me demandant ce que je fais.
Je lui explique que je veux traverser. Le voilà alors sautant de pierres en pierres pour me rejoindre. Il a vraiment une détente impressionnante, surtout pour son âge !
Il m’aide à traverser en prenant mon sac. J’y laisse une chaussure entière dans l’eau mais bon au moins je suis du bon côté.
Le pépé semble cultiver du maïs et faire un élevage de truite. Il me met sur le bon chemin après le passage de troncs d’arbres fins au dessus de petites rivières.
Enfin le bon chemin !
Ca recommence à monter et suit la rivière Ishinca, du bon côté cette fois-ci.


Avec tout ça j’ai perdu pas mal de temps et il faut que je hâte le pas pour ne pas trop tarder sinon je ne pourrais revenir avant la nuit.
J’arrive enfin au point de contrôle du parc. Le garde veut me prendre S/.65 pour l’entrée (qui est le prix pour un trek alors que je ne vais y passer que l’après midi). Finalement il revoit son prix à S/.5 le prix normal. Il m’annonce que le refuge (mon point d’arrivée) se situe à 2h. Il est déjà 12h, il faut donc que je me presse.
Lentement le chemin monte, dans la Quebrada d’Ishinca. On commence à apercevoir le glacier au loin.


13h15 j’arrive enfin au camp de base. J’ai soif d’une boisson sucrée que je m’empresse d’acheter à une petite cahute.

Les prix sont des prix de gringos ! plus de S/.5 l’Inca Cola, et une sole le petit pain !
Je m’empresse de piqueniquer ce que j’avais acheté.

Je ne tarde pas car il est déjà 14h.
Un français croisé par là me prend en photo pour le blog !

J’entame la descente qui s’annonce longue. J’espère que des gens ont réservé un taxi depuis un point de départ plus haut que le mien car sinon ça va m’en faire des kilomètres !

Rapidement j’aperçois au loin 2 randonneurs sur la descente. Je presse le pas pour les rattraper. Quand je m’approche d’eux j’entends parlé français !
On commence à discuter, et je leur demande comment ils comptent rentrer sur Huaraz. Ils ont en fait réservé un taxi qui va venir les chercher depuis Pashpa à 2h de route à peine d’où nous sommes. Ils acceptent que je partage le taxi avec eux !
Ouf !
Lui est un français qui a monté ça boite d’aide au développement d’économie d’énergie. Il travaille pas mal avec des ONG sur place. Elle, travaille en Guadeloupe.
La descente est plutôt rapide. On perçoit au loin le Huascaran, le plus haut sommet du Pérou et 2nd plus au d’Amérique !

On arrive à un une petit plaine qui ferait une vélisurface idéale !
Des poules nous attendent, elles sont rigolotes avec leur coiffe et leurs plumes sur les pattes.

Le taxi descend lentement vers la vallée. Il faut près d’une heure pour rejoindre la route principale d’où je suis parti ce matin ! Ensuite 15 minutes plus tard nous arrivons à Huaraz.
Je remercie grandement le couple pour la course. Même s’il m’en a couté S/.33 pour revenir au moins je suis revenu avant la nuit et ça m’a économisé des kilomètres.
Avec tout ça c’est près de 28km effectués dans la journée.
Demain, repos !
Le réveil sonne cinq heure. Dur levé après 2 jours de grasses matinées.
Je vais petit déjeuner dans le patio vide et froid d’El Tambo.
Rapidement je me mets en route pour prendre la ligne de bus n°18 qui me permettra de me déposer à l’entrée de la vallée.
Je mets un certain temps à trouver l’endroit de départ du bus, mais fini par le trouvé grâce à l’aide des rares passants.
Le minibus se met en route. Je ne sais pas trop où il faut me faire déposer mais un voyageur m’indique l’endroit exact et demande même au chauffeur de s’arrêter.
J’entame alors la longue montée depuis la route du fond de la vallée.
Ca monte doucement mais surement. Je demande aux passants si je me trouve toujours sur le bon chemin, ce qui semble être le cas.
De l’autre côté de la rivière, on peut apercevoir des champs de blé perchés à flanc de montagne. Mais comment font-ils pour aller récupérer le blé à ces endroits ?
C’est le matin et l’heure de l’école pour les gamins du coins.
Ils courent de peur d’être en retard
Tiens un champs de blé en forme de Lapin !
Spéciale dédicace aux Lhote et à Aurélie Mout
Profil d’un randonneur
J’arrive à une sorte d’embranchement où il faut que je décide entre 2 chemins, je prends celui de droite qui semble le plus marqué.
Lentement le chemin s’enfonce dans une petite forêt, puis dans des champs.
Le chemin est de moins en moins marqué et les ronces envahissent petit à petit ce chemin.
Encore des champs à traverser. Puis plus de chemin. Ca fait déjà plus d’une heure que je suis ce chemin qui n’existe plus, je ne vais pas faire demi tour ! Le plus genant c’est que je put voir un chemin bien marqué de l’autre côté. Arf !!
Je poursuis ma route mais il est difficile d’avancer en amont de la rivière.
J’aperçois en bas près de la rivière une petit ferme de l’autre côté, il doit bien y avoir un moyen de traverser !
J’arrive à proximité de la ferme mais non, il n’y a pas de pont.
Je me mets à étudier le moyen de traverser. Voici le passage le moins large et aussi le moins profond.
Je commence alors à empiler des pierres plus ou moins grosses pour pouvoir traverser. Le travail s’avère plus long qu’immaginé.
Soudain je vois de l’autre côté un pépé déboulant et me demandant ce que je fais.
Je lui explique que je veux traverser. Le voilà alors sautant de pierres en pierres pour me rejoindre. Il a vraiment une détente impressionnante, surtout pour son âge !
Il m’aide à traverser en prenant mon sac. J’y laisse une chaussure entière dans l’eau mais bon au moins je suis du bon côté.
Le pépé semble cultiver du maïs et faire un élevage de truite. Il me met sur le bon chemin après le passage de troncs d’arbres fins au dessus de petites rivières.
Enfin le bon chemin !
Ca recommence à monter et suit la rivière Ishinca, du bon côté cette fois-ci.
Avec tout ça j’ai perdu pas mal de temps et il faut que je hâte le pas pour ne pas trop tarder sinon je ne pourrais revenir avant la nuit.
J’arrive enfin au point de contrôle du parc. Le garde veut me prendre S/.65 pour l’entrée (qui est le prix pour un trek alors que je ne vais y passer que l’après midi). Finalement il revoit son prix à S/.5 le prix normal. Il m’annonce que le refuge (mon point d’arrivée) se situe à 2h. Il est déjà 12h, il faut donc que je me presse.
Lentement le chemin monte, dans la Quebrada d’Ishinca. On commence à apercevoir le glacier au loin.
13h15 j’arrive enfin au camp de base. J’ai soif d’une boisson sucrée que je m’empresse d’acheter à une petite cahute.
Les prix sont des prix de gringos ! plus de S/.5 l’Inca Cola, et une sole le petit pain !
Je m’empresse de piqueniquer ce que j’avais acheté.
Je ne tarde pas car il est déjà 14h.
Un français croisé par là me prend en photo pour le blog !
J’entame la descente qui s’annonce longue. J’espère que des gens ont réservé un taxi depuis un point de départ plus haut que le mien car sinon ça va m’en faire des kilomètres !
Rapidement j’aperçois au loin 2 randonneurs sur la descente. Je presse le pas pour les rattraper. Quand je m’approche d’eux j’entends parlé français !
On commence à discuter, et je leur demande comment ils comptent rentrer sur Huaraz. Ils ont en fait réservé un taxi qui va venir les chercher depuis Pashpa à 2h de route à peine d’où nous sommes. Ils acceptent que je partage le taxi avec eux !
Ouf !
Lui est un français qui a monté ça boite d’aide au développement d’économie d’énergie. Il travaille pas mal avec des ONG sur place. Elle, travaille en Guadeloupe.
La descente est plutôt rapide. On perçoit au loin le Huascaran, le plus haut sommet du Pérou et 2nd plus au d’Amérique !
On arrive à un une petit plaine qui ferait une vélisurface idéale !
Des poules nous attendent, elles sont rigolotes avec leur coiffe et leurs plumes sur les pattes.
Le taxi descend lentement vers la vallée. Il faut près d’une heure pour rejoindre la route principale d’où je suis parti ce matin ! Ensuite 15 minutes plus tard nous arrivons à Huaraz.
Je remercie grandement le couple pour la course. Même s’il m’en a couté S/.33 pour revenir au moins je suis revenu avant la nuit et ça m’a économisé des kilomètres.
Avec tout ça c’est près de 28km effectués dans la journée.
Demain, repos !
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