Ce matin je fais lever tôt Yohan pur qu’il aille m’accompagner à l’aéroport. Mon vol pour Bora Bora est à 7h30, j’arrive donc à 6h30 pour enregistrer. Je n’ai pas de bagages enregistré, simplement un bagage à main (mon petit sac à dos) le reste est resté chez Pascale.
Dans l’aéroport on peut voir les décorations d’Halloween. Ca fait bizarre dans un tel environnement !
L’avion est à l’heure et le temps est partiellement ensoleillé.
J’embarque dans un beau ATR 72 d’Air Tahiti.
Peu après le décollage, le ciel s’éclairci et laisse deviner les île sur notre chemin, comme Huanine par exemple.
Enfin nous approchons de Bora Bora et son lagon étincelant.
Vent arrière et on est près pour l’attéro !
En moins d’1h15 je suis arrivé à Bora Bora.
L’aéroport est sur un motu (île), il faut donc rejoindre l’île principale avec une navette maritime. En l’attendant, le paysage et les couleurs du lagons sont impressionnants.
En chemin la marque franche entre les passes et le lagon produisent un contraste saisissant.
Arrivé à Vaitape (la capitale de l’île), je patiente un peu en attendant que Rosina (la pension où je loge) vienne me chercher. Elle est à la messe.
Peu de temps après c’est finalement sa fille qui vient me chercher puis reprend la direction de l’église pour passer chercher Rosina.
Rosina est une charmante grand mère tahitienne née d’un beau mélange Alsacien et Tahitienne. Elle a un total de 8 enfants et 27 petits enfants.
Je suis installé dans une spacieuse chambre avec salle de bain privée. A côté se trouve la pièce de vie autour de laquelle gravite Rosina, ses pensionnaires et sa famille.
Rapidement je profite du temps splendide pour faire une petit tour à proximité. Je monte sur le vélo que l’on m’a prêté pour aller en direction de la pointe de Matira, à quelques coups de pédales de là.
C’est vraiment un décors de rêve, avec la molaire qui domine l’île et son lagon aux couleurs impressionnantes.
Même en rêve je ne m’imaginait telles plages et tels bleus.
L’après midi, je remonte sur mon vélo pour faire le tour de l’île, 32km !
Je vois un vétérinaire installé en bord de lagon, un poste qui ferait des envieux chez les vétos !
Je poursuis mon tour de l’île.
Ca me permet aussi de voir une partie de l’autre côté du décor touristique …
En 2h30 j’ai bouclé le tour. Un seul passage était fort pentu, le reste est plat comme une limande.
Je retourne à la plage pour terminer la journée et en profiter.
J’assiste au coucher du soleil.
C’est vraiment le pied !
Le lendemain, le temps c’est bien couvert. L’excursion que Rosina m’avait réservée ne se fera pas sous autant de soleil que la veille. Qu’à cela ne tienne, la couleur du lagon est toujours aussi magnifique.
J’embarque à bord de la pirogue de chez Nono, avec 2 Tahitiens comme accompagnateurs.
Le premier arrêt se fait à la pointe de Matira, autour de patates de corail. Là on peut déjà observer une foule de poissons!
Le corail est bleu / violet par endroit
Une muraine surveille d’un oeil vif sa tanière.
Les bénitiers revêtent des couleurs qui oscillent du bleu au vert.
Les oursins sont choillés aux creux du récif, et de petits poissons jaune vif s’y promènent.
Nous sommes pourtant à deux pas de la plage de Matira, et la faune marine est si luxuriante !
La pirogue reprend sa route pour aller à la rencontre des requins à pointe noire.
A peine arrivé qu’ils affleurent déjà la surface.
Dans l’eau, c’est assez impressionnant cette densité de requin à une longueur de bras à peine de moi.
Les raies même, s’invitent au spectacle.
Un drôle de poisson, tout en longueur, passe à proximité.
Intrigués par la scène, des oiseaux autochtones observent, peut être avides de trouver de petits poissons pour un repas sur la patte.
Nous repartons ensuite en direction d’un motu. En chemin on voit d’innombrables “patates” de corail.
Arrivé sur le Motu, c’est la plage de rêve.
C’est là que nos accompagnateurs tahitiens nous préparerons le repas.
En attendant j’en profite pour me balade le long de la plage de sable blanc.
Je trouve une coco et la débarrasse de son enveloppe. Voilà ce que ça donne.
Il est presque 12h30 et on nous appelle pour le repas.
La table est servie à la tahitienne.
Il y aura donc espadons grillé avec une sauce à la banane.
Poisson cru au lait de Coco.
Le tout accompagner de Tarau (sorte de manioc local qui remplace la pomme de terre), de gâteau de coco à faire tremper dans le lait de coco.
Je me sers et ressers copieusement. C’est un délice !
En dessert ça sera ananas frais, bananes fraiches, et bananes en sorte de gateau (ça a un nom mais je l’ai oublié !)
Pour faciliter la digestion, nous avons droit à un cours de danse tahitienne. Avec une démonstration des femmes et une démonstration des gars !
On part ensuite pour entamer le tour du lagon en pirogue. Le temps reste couvert et parfois des gouttes microscopiques rafraichissent un peu.
La prochaine étape est le nourrissage des raies.
En s’approchant, le bateau est déjà sollicité par les raie déjà de taille importante.
Dans l’eau on nous donne un morceau de poisson et le jeu est de garder la raie le plus longtemps possible proche de soi. La technique consiste à laisser le morceau de poisson sur le “nez” de la raie en la repoussant. Ca a l’air simple comme ça mais en pratique la raie a énormément de force.
Certaines prennent mon appareil photo pour un morceau de poisson et je me retrouve encerclé de toute part !
On repart ensuite dans le lagon, le temps est toujours menaçant mais la pluie n’arrive toujours pas, on ne va pas s’en plaindre.
Enfin, on atteint un dernier spot à poissons. A la différence du premier, le courant est plutôt fort, les palmes sont indispensables et il faut en permanence nager à contre courant.
Les poissons viennent de toute part.
Aves un morceau de poisson entre les mains c’est encore pire !
Au fond, les poissons qui protègent leur territoire regarde la scène depuis leur tanière.
C’est finalement l’heure de rentré à la Pointe de Matira.
La journée malgré le temps couvert a vraiment été extraordinaire !
1er novembre, la Toussaints, et surtout un beau temps à ne pas sortir !
Il tombe des trombes d’eau sans discontinuer.
Je passe la journée entre bouquiner les livres que Pascale m’avait prêtés et regarder la télévision.
Le midi, Rosina m’a préparé un Bami, un plat chinois à base de mix de viande de bœuf, légumes, champignons noirs, vermicelles et du riz en accompagnement. C’est bon et ça cale bien !
Aujourd’hui d’autres pensionnaires arrivent de Maupiti car le temps était trop mauvais là bas. Ils arrivent sur une barque de pêche, tous trempés jusqu’aux os.
Le soir, Rosina emmène tous ses pensionnaires à la messe de la Toussaints. Messe en Tahitien, avec les chants aussi en Tahitien.
Même s’il a plu toute la journée, ça m’a permis de me reposer tranquillement au doux son de la pluie sur la tôle.
Demain départ pour les Tuamotu, et peut être un retour du beau temps !
Eh voilà, Héloise veut que l'on parte à Bora Bora :)
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