Grand soleil au réveil ce matin. Je prends mon temps pour petit déjeuner et ranger mes affaires. L’heure de sortie de l’auberge est 10h. Ca me laisse donc une heure de battement entre la sortie de l’auberge et le bateau pour traverser la rivière.
Je profite du beau temps pour apprécier le panorama offert par le lac de Manapouri
Je gare la voiture sur le parking au sommet de la colline. Il y a un chemin d’accès qui descend vers le port.
Pas beaucoup de gens. Seul 3 personnes attendent à l’embarcadère à observer les canards et canetons au bord de l’eau.
Il est 11h et toujours personne pour le bateau.
11h05 une forte dame arrive en 4x4 avec plein de brassières à la main. Entre temps deux couples ont rejoint l’embarcadère.
Le bateau est en fait une barque avec un petit moteur. A 15$ l’aller-retour, ça fait cher la traversée d’à peine 300m !
Donna, la embarque les quatre premiers touristes dont je fait partie de l’autre côté de la rive.
Je voudrais parcourir le sentier jusqu’à Hope Arm puis poursuivre vers Back Valley avant de revenir. Le Circle Track moins long offre une vue sur le lac Manapouri et les montagnes mais je dois choisir.
Donna me conseille de faire le Circle Track, du moins le panorama, et de poursuivre vers Back Valley puis Hope Arm avant de revenir à l’embarcadère.
25km la petite randonnée, ça va être sympathique. :)
Donna me laisse son numéro de téléphone pour que je puisse la prévenir si je risque de rentrer plus tard que le dernier bateau de 18h30.
Arrivé au départ de la randonnée, la canopée revêt un épais tapis de mousse.
Le chemin après avoir longé la rivière puis une partie du lac s’incurve vers l’intérieur pour gravir la montagne.
Après une petite heure j’arrive au sommet. La vue offerte vaut vraiment le coup !
Je profite d’un arbre en bord du panorama pour prendre mon déjeuner.
Lorsque je quitte la vue, je croise le couple de polonais qui arrive avec les trois allemands. J’ai une bonne grosse demi heure d’avance en allant à mon allure.
Le chemin redescend parmi les “Red Beech” de la forêt endémique, rapidement au niveau du lac pour rejoindre le parcours de retour.
Je poursuis sur un chemin plus plat en direction de Back Valley.
Il y a de nombreux passages boueux et l’avancée se fait plus lentement que ce que j’avais prévu. Mes bâtons de marche me permette de surmonter ces obstacles un peu plus rapidement mais ça reste parfois pénible.
Une petite clairière laisse apparaitre quelques arbres qui ressemblent à des Yuccas.
Au loin on aperçoit le Mont Titara encore enneigé.
Peu après je rejoins le refuge de Back Valley. C’est une toute petite cabane avec un poêle et de sommaires lits superposés. Derrière ce refuge du bois coupé et à couper permet aux randonneurs de passage d’alimenter le feu. Un peu plus loin des toilettes genre cunégondes des Glénans permettent d’assurer un trône en pleine nature.
Je me repose un moment, mais l’heure tournant je ne fait pas long feu. Il est déjà 15h et il reste encore un bon paquet de chemin.
3 minutes après avoir quitté le refuge, je découvre un pont suspendu bien rigolo, un pont à 3 câbles.
Ca n’est pas très stable mais ça ne bouge pas trop.
A mi parcours je prend même une photo de la rivière traversée.
Pas si compliqué que ça !
Le chemin qui permet de rejoindre Hope Arm est plutôt simple. Il chemine entre les Beech sur un tapis de mousse.
Ce qui est rigolo ce sont les feuilles du Beech, qui sont toutes petites, un peu comme le buis en Europe.
Le tapis de mousse se fait plus dense par endroit, ce qui donne aux souches d’arbres recouvertes des allures de sculptures végétales.
La forêt se transforme soudain en forêt primaire, avec d’immense fougères arborescentes.
Il est parfois assez difficile d’avancer car de nombreux arbres sont au sol, conséquence certainement d’un hiver plein de neige qui a fait plié les plus fragiles spécimens de “Beech”.
Les genoux commencent à fatiguer et je ne vois toujours pas le refuge de Hope Arm.
Soudain au bout d’une heure et demi le refuge de Hope Arm et sa plage se font découvrir.
Je ne fais qu’une rapide pause pour boire quelques gorgées d’eau avant de reprendre mon chemin. Il est déjà 16h30 et le bateau pour retourner de l’autre côté de la rive est à 18h30.
Le chemin est assez plat mais également très boueux. Toutefois aucune comparaison avec précédemment.
Accélérant le pas, je tombe sur un Red Beech au tronc torsadé.
J’espère arriver rapidement sur la rivière précédemment traversée par le pont à 3 câbles, mais toujours rien, alors que le plan (sommaire) que j’ai en fait mention peu de temps après Hope Arm.
Quarante minutes plus tard je tombe enfin sur le pont.
Pont qui comme tous les autres sur les chemins de randonnée précise le nombre limite de personnes simultanées.
Pas beaucoup dans ce cas là !
J’hâte le pas car l’heure tourne, une petite demi heure plus tard j’arrive à la bifurcation du Circle Track et des deux autres chemins.
Je me permets donc de ralentir le pas car il me reste une bonne heure avant le bateau.
Le chemin longe maintenant les berges du lac.
Les nuages hauts dans le ciel laissent présager l’arrivée d’un front donc d’une perturbation.
Au final j’arrive avec un quart d’heure d’avance à l’embarcadère. Bonne et longue randonnée.
Donna en chemin vers l’autre rive me révèle que le couple de polonais était parti pour faire la même randonnée que moi. Mais je ne les ai point vu à Back Valley, malgrés ma pause de près de trente minutes.
Ils doivent être probablement bien loin, car en accélérant mon pas je suis arriver avec seulement quinze minutes d’avance sur le bateau !
Je rejoins ensuite la voiture les pieds en compote et le genou droit fébrile.
Je prends ensuite la route pour Invercargill, prochaine destination.
En chemin la route montre des paysages qui changent complètement d’une vallée à une autre.
Enfin je rejoins la mer et le panorama du soleil couchant. Il y a pas mal de vent et de vagues.
Un panneau indique les points d’intérêt et les ville proches.
J’hésite entre aller à un backpacker de Colac Bay ou Invercargill.
Je choisis finalement Invercargill, qui de toute façon est ma destination recherchée.
J’essaye en chemin de joindre l’auberge mais aucune réponse.
C’est un peu tard (20h10) mais on sait jamais !
J’arrive à Invercargill vers 20h45. Je trouve facilement le “Southern Comfort”, c’est en fait une grande maison dans un quartier résidentiel.
Je propriétaire est là et me fait comprendre que j’ai de la chance de le trouver à cette heure ci !
L’intérieur de l’auberge est très cosy avec une cuisine immense et bien fournie et des pièces de vie spacieuses et bien meublées. C’est un endroit où se sent bien
Ca tombe bien je meure de faim et me précipite pour me faire à manger sur le pouce des pâtes avec une sauce tomate cuisinée maison.
Ensuite direction le lit pour une bonne nuit de repos bien mérité.
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