mercredi 7 septembre 2011

Le trek du Salkantay - 1er jour

Le réveil sonne 4h. Aujourd’hui c’est le départ pour le trek du Salkantay, un trek qui permet de rejoindre le Machu Picchu, loin de l’Inca Trail bondé de touristes.

Zuzuna, Katarina et moi quittons l’auberge de jeunesse vers 4h30 pour la zone de départ vers Mollepata, lieu de départ du trek.

On cherche un taxi pour nous y emmener, mais pas âme qui vive dans les rues de Cusco.
On décide donc d’y aller à pied, mais ça monte ! On pense être en retard, on demande au rare piéton si nous allons dans la bonne direction, ça a l’air bon. Et soudain à un carrefour, plusieurs combis patientent.

On demande où est celui pour Mollepata, on le trouve rapidement, le prix indiqué est supérieur à ce qu’on nous avait indiqué. On hésite d’autant que le chauffeur compte faire le plein de passagers, or nous ne somme que 5 pour presque 10 places …

Soudain un autobus version années 60 arrive, apparemment lui aussi par pour Mollepata et demande moins cher. Il nous promet qu’il partira coute que coute à 5h30.

5h30 passée personne dans le bus et le bus est toujours à quai. On décide de prendre le combis. Il faudra attendre près de 5h50 pour partir mais on y est !

Le combis emprunte la route asphaltée, puis bifurque pour Mollepata sur un chemin de terre.
Le village est en fait un gros bourg perché dans la montagne avec sa place centrale.

Arrivés, on se met en quête d’un petit déjeuner, mais les prix sont prohibitif, on décide finalement de rentrer dans une estanque qui nous parait sympa, lmais qui pratique des prix de gringos. 12 soles pour un petit déjeuner alors que l’on est habitué à déjeuner ou dîner pour 5 soles !!

Le bar/ restaurant est bien sympathique, avec une petite cours intérieur. Le petit déjeuner est bon et c’est boissons à volonté, je me gave de café et de maté.
Le propriétaire élève des cochons d’inde. Il a une petite annexe remplie de “Cuy”.
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C’est rigolo !
Intrigué je ne peux m’empêcher d’y rentrer et tente d’en attraper un. C’est pas facile, et ils se sauvent au moindre mouvement. J’arrive tout de même à mes fins !
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Le petit déjeuner terminé, une petite photo de groupe pour immortaliser le départ. Motivés, on est !
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Les premiers mètres sont déjà difficiles, c’est surtout le poids de mon sac qui pèse sur mes épaules. Mais bon, je fais devoir faire avec. Le chemin en fait suit une route de terre qui doit nous amener à Soray.

Il y a des raccourcis pour randonneurs, et d’autres raccourcis pour randonneurs motivés (car ça grimpe). Il y a au moins 3 groupes de touristes (sans sac à dos de 15kg) qui nous suivent. Nous sommes un tantinet moins rapides, mais au moins on mérite la rando et on méritera encore plus le Machu Picchu, destination finale.

Ca monte, ça descend, ça remonte. On fait beaucoup de pause pour ne pas trop s’user dès le départ.
Pause repas sur ce qui semble être le milieu du parcours, mais qui dans les faits ne l’est pas du tout !

Le chemin après avoir monté un bon moment semble s’aplanir dans sa montée. On le suit tant bien que mal.

Un petit arrêt à une cabane pour goûter la chicha locale (sorte de boisson très rafraichissante à base de farine de maïs fermentée, pas mauvais, ça redonne du peps). On repart, en se laissant de plus en plus distance par le groupe organisé.

Il est presque 17h. On en a pas mal le dos, mais on continue. On aperçoit au loin, très loin, notre futur camp de base pour la nuit.
Soudain, derrière nous une sorte de cohorte de voitures arrive, avec en tête une grosse camionnette blanche. A notre niveau, elle s’arrête.

La camionnette est remplie de policiers en uniforme. On se demande bien ce qu’ils vont nous demander, ces policiers venus de nulle part au milieu de nulle part !

Celui qui semble être le chef nous demande : “Vous voulez qu’on vous aide à rejoindre le camp de bas ?”
On se regarde avec Katarina et Zuzuna, les épaules ankylosées, et on répond : “Euh ! Oui monsieur le policier, si ça ne vous pose pas de pb !”.

Nous voilà à plus de 3600m d’altitude, au fin fond d’une vallée péruvienne dans un car de police pour nous épargner les derniers kilomètres jusqu’au camp de base !!

Alors, pourquoi ces policiers, ici et pour quoi faire. Et bien ils font une ronde (ou plutôt dans ce cas là une balade / sortie de brigade) car ce secteur est aussi sous leur responsabilité.
Alex, le chef de la police du département du coin discute longuement avec nous. Il est aussi juge pour concours de chevaux. Il nous laisse même son numéro de téléphone, au cas où on passe dans le coin.

Le reste du chemin vers le camp de base est finalement assez long, et on peut dire qu’on a bien fait de raccourcir un peu la journée, d’autant que la partie la plus difficile sera pour le lendemain.
Arrivés au bout du chemin, c’est l’heure de se quitter avec l’équipe de police. C’est drôle ils nous prennent en photo et prennent aussi des photos du paysage.
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On se dit avec Zuzuna et Katarina qu’ils vont peut être dire en rentrant qu’ils ont sauvé de pauvres touristes gringos dans la vallée de Salkantay !!

Le fond de la vallée est vraiment superbe, avec le glacier du Salkantay qui domine.
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Afin d’arriver au camp de base, il faut passer un petit pont de bois pour enjamber la rivière. Un dernier effort et nous y serons !
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Le camp de base est plutôt très organisé. Ca ressemble à un camping. Alex nous a assuré que l’on ne payerait rien. Heureusement car on l’avait pas prévu !
Les groupes organisés dorment sous tentes qui sont elles même sous des sortes de bâches de telle façon à ce que le vent ne s’y engouffre pas.

Nous, en simples backpackers, nous installons les tentes dehors. Je monte pour la 1ère fois ma tente “Quechua” (oui la marque de Décathlon !!!) et tout se passe bien.

Dehors il fait froid. Pour cuisiner, nous nous installons sous une des bâches libres. Au menu c’est soupe de potiron et nouilles à l’orientale ! Simple mais ça nourrit et réchauffe très bien.

Avant d’aller se coucher c’est séance photos nocturnes de la montagne. Vraiment superbe !
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J’en profite pour apprendre à Zuzuna et Katarina coment régler son appreil pour pouvoir prendre ce type de photos. On fait même un test de peinture de lumières.
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Il fait de plus en plus froid (on est quand même à 4000m !!), je rentre donc dans ma tente et m’enfourne dans mon duvet conçu pour résister à -20°C. Un vrai bonheur, pour une bonne nuit méritée.
Demain la journée la plus difficile nous attend, il faut veiller à bien se reposer !!!

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