Après avoir quitté la veille au soir Mirtha et Arequipa, me voilà arriver à Cusco.
On remarque la montagne aux alentours mais on ne s’imagine pas que l’on est à plus de 3400m d’altitude !
J’arrive au terminal de bus vers 7h du matin. Je monte dans un taxi direction l’auberge Yanahuara. Zuzuna et Katarina me l’avaient conseillé. Je leur envoie d’ailleurs un SMS pour leur signaler ma présence dans le coin (* Zuzuna et Katarina sont proches de Cusco à faire du bénévolat)
Rapidement j’arrive à l’hostel. Et en effet c’est vraiment bien, quasiment entièrement neuf, le dortoir est certes grand mais le lit est confortable et les draps impeccables.
J’en profite également pour tester la douche, et là un pur bonheur, l’eau est bien chaude et les douches très propres. Il faut juste j’habituer aux fluctuations de pressions qui sont dues au mauvais état du réseau d’eau de la ville de Cusco.
Vraiment un excellent rapport qualité prix localisation (1 pâté de maison de la place principale !) et avec un petit déjeuner à volonté jusqu’à midi, Wifi qui trace (pour le Pérou) pour seulement S/.24 la nuit !!! (6€ la nuit!!!)
Le voyage de nuit n’étant jamais vraiment reposant, je pique une sieste après avoir pris ma douche. J’en profite également pour surfer sur internet et reprendre contact avec la civilisation.
Au réveil, je continue la visite de l’auberge qui est plus grande qu’il n’y parait.
Je retourne dans ma chambre pour quelques “updates” de statuts Facebook.
Et là je vois débarquer dans la chambre, Zuzuna et Katarina !!!!!
C’est les retrouvailles. Elles me racontent leurs péripéties, la maladie de Katarina à Huanchaco, leur arrivée à Cusco, l’expédition pour rejoindre leur école de yoga, le bénévolat à l’école de yoga, etc …
Elles ont en fait reçu mon SMS ce matin mais avait déjà prévu leur retour à la civilisation.
Je les laisse reprendre leurs esprits et vais me balader pour découvrir un peu la ville.
C’est joli comme tout, rempli de bâtisses coloniale bien conservée et plein de gringos partout !
Je trouve même une boulangerie française qui fait des pains aux raisins (des Schnecks comme on dit à Metz) à tomber par terre !!!!
De retour à l’auberge, je retrouve Zuzuna et Katarina au bar. Elles me racontent plus en détail leurs semaines de bénévolat. Katarina est presque convertie au régime végétarien (Zuzuna est déjà végétarienne), et les deux ont en tête une chanson “Hare Krishna”.
On mange le soir dans un restaurant végétarien, celui de Sanaa (un gars qu’elle ont rencontré à l’école de yoga), qui ma foi m’a bien surpris par la cuisine goûtue et copieuse du dîner à seulement S/. 4,5.
Sanaa, le cuistot, leur a proposé de faire de trek du Salkantay pour S/. 300 mais ses disponibilités ne collent pas trop avec le planning de Zuzuna et Katarina.
Le trek du Salkantay est un trek qui permet de rejoindre le Machu Picchu en 4 jours en passant au milieu de magnifiques glaciers et avec pour appogée un campement avec vue sur le Machu Picchu.
Moi, je serai bien partant de le faire aussi ce trek !!
Le lendemain matin, Zuzuna et moi allons à la messe. Non pas que je me sois soudain pris d’un besoin spirituel, simplement, ça me permet de visiter gratuitement la cathédrale.
On a le temps de se balader dans la cathédrale avant le début de la messe. Malheureusement les photos sont interdites dans à l’intérieur.
Ensuite, c’est la messe ! A part les messes (oups, les bénédictions !) des mariages, j’en ai pas fait des masses ! Mais ça passe ! Ce qui est frôle, c’est qu’en plein milieu de la messe, une fidèle a reçu un appel sur son portable et ne s’est pas gênée de décrocher et de converser. Peut être un appel divin ?!!??!!
En sortant, à l’extérieur c’est l’effervescence ! Il y a un sorte de rassemblement militaire, un rassemblement d’écoliers, et d’autres rassemblements de pleins de gens autours de la place. C’est impressionnant le monde que ça brasse.
La journée passe relativement vite. Le soir, Zuzuna et Katarina me convient à un rassemblement “Haré Krishna”, une sorte de mouvement hindou qui répète sans cesse une chanson et boucle sur un même air. C’est rigolo.
A la fin (ça dure quand même près d’une heure !), repas offert à tous les convives. Et c’est pas mauvais encore, même si c’est encore végétarien.
Après le repas, on discute du trek de Salkantay avec Sanaa car nous avons pris la décision de le faire par nos propres moyens. Pour lui c’est très accessible même si des passages sont un peu ardus avec l’altitude.
Nous nous rendons ensuite aux boutiques de location de matériel, car je n’ai rien pour camper, et les filles n’ont pas de gazinière.
Chez Speedy Gonzalez, Katarina trouve à faire réparer son sac (une partie de la structure d’une bandoulière est déchirée). Le patron du magasin est confiant mais ne peut garantir qu’il serait près le lendemain, mais s’engage à en prêter un gratuitement le temps du trek s’il le faut.
Le patron est vraiment sympa et nous donne plein de trucs sur le trek, comment se rendre au point de départ, les endroits à ne pas manquer, la logistique nourriture, etc …
Côté tarif pour la location de mon équipement, il m’annonce quelque chose comme 90 soles pour 5 jours ce qui me parait correct. (le matériel comprend une tente, un tapis de sol en mousse, un réchaud, un sac de couchage en plumes d’oie)
Renseignements pris, retour à l’auberge pour une bonne nuit. Demain ça sera fin de préparation du trek !
Dès potron minet, petit déjeuner au bar de l’auberge.
On peaufine ensemble les derniers détails, notamment le billet de Machu Picchu qu’il faut impérativement acheter à l’avance sur internet ou à Cusco. Comme on veut monter au Waina Picchu (la montagne qu’on aperçoit au fond de toutes les photos de Machu Picchu), et que les places sont contingentées à 2 fois 200 par jour, il faut vérifier la disponibilité en ligne.
Ce sera donc le 10 septembre 2011 que je visiterai le fameux Machu Picchu !
Dans la matinée, nous nous rendons successivement, à l’office du tourisme pour acheter les billets de Machu Picchu, et à Pérurail pour acheter le billet de train retour.
On passe aussi à proximité de la direction régionale de la culture, qui possède un petit parc au milieu de vestiges archéologiques.
Dans le parc il y a 2 vigognes, des genres de lamas mais sauvages. Enfin, là ils sont plutôt enfermés. On s’approche d’eux pour mieux les voir et là l’un d’eux se met à nous cracher dessus !! Et même à vouloir nous attaquer !!! On s’éloigne rapidement, le garde du parc se met à les arroser pour les repousser, mais l’un d’eux à attaquer une vieille dame et l’a faite tomber !!! Satanées de vigognes !
Plus loin on voit un magnifique Alpaga tout poilu, on dirait une peluche sur pattes .
On s’en approche doucement, et voilà qu’il se met à vouloir nous suivre, puis il commence à nous courir après !!! Non, mais c’est pas fini !!!! On détale à toute vitesse dans de joyeux mais essouflés éclats de rire.
On ne nous y reprendra plus à taquiner du camélidé !
Les émotions passées direction le marché et le supermarché pour avitailler le trek du Salkantay.
D’ailleurs le marché de Cusco est vraiment grand et surtout a plein de boutiques pour gringo où l’on trouve tout l’attirail du péruvien stéréotypé, du bonnet au poncho et même des fœtus de lama pour bruler en offrande à Pachamama (la divinité de la terre chez les Inca).
Je ne résiste pas au gringoland, et j’achète un poncho que je compte mettre pour le Machu Picchu. Une chose de plus dans le sac !! Ca va être lourd !!!
Le soir venu (18h30), nous nous rendons chez Speedy Gonzalez. Le sac de Katarina est prêt !!! Moi je suis un peu embêté car le vendeur d’en face m’a fait une proposition à 70 soles pour la location du matériel. En bon négociant que je commence à devenir, j’en fait part au patron de Speedy. Et j’arrive au final à avoir la location pour 50 soles seulement!!!! et avec un matelas autogonflable en plus !!!
Nous voilà donc reparti à l’auberge.
C’est l’occasion de dernières photos à Cusco, de nuit !
Demain, levé de bonne heure, car le combis par hypothétiquement à …
… 5h pour Moyepata, village de commencement du trek du Salkantay !!!!
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