mardi 2 août 2011

Las caratactas de Gocta


5h du matin, j’entends dans les rues de Chachapoyas de la musique style batterie fanfare. Les rues sont pleines d’enfants qui chantent. C’est le début de la fête de la vierge qui dure jusqu’au 15 août !

6h30, c’est l’heure à laquelle on s’est donné RDV avec les filles dans le hall d’accueil de l’Hostal.

En fait c’est plutôt vers 6h45 que nous quittons l’Hostal à la recherche d’un café et de quoi petit déjeuner.
On s’arrête finalement à Las Roccas sur la Plaza Mayor, où le café est plutôt bizarre, on nous donne une tasse d’eau chaude et une fiole noire. C’est en fait du café concentré. Ca a le gout de café mais ce n’est pas très bon. J’avale aussi un sandwich au poulet pour prendre des forces pour la journée.

On prend le chemin de la station de combis pour Pedro Ruiz qui se trouve sur face au 375 Jr. Ortiz Arrieta. Pour S./5 le combis peut nous emmener à Pedro Ruiz, mais en fait nous nous arrêterons en chemin 17km avant Pedro Ruiz. Ca ne change en rien le tarif !

Nous attendons patiemment que le combi se remplisse. Certains voyageurs ont des tonnes de provisions à transporter et même une poule vivante est mise sur le toit du combi !

Nous décollons et 45 minutes plus tard nous arrivons au point kilométrique 17, intersection avec la route qui mène à Cocachimba.
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Nous avons donc 11,5km jusqu’aux chutes. Et à peu près 400m de dénivelé jusqu’au village.

La route est en fait un chemin de terre qui serpente en de multiples virages
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A mi-chemin du village, nous rencontrons un vieille dame. Elle cultive quelques plantes et vend aussi des boissons.

Pendant la montée depuis la route, de nombreux combis chargés de touristes nous ont nargués. Ce sont en fait des tours au départ de Chachapoyas qui emmènent les gens pour S./50 au village de Cocachimba.
Un des combis nous a vivement encouragés en applaudissant et criant.

Après une petite heure de montée nous rejoignons le village de Cocachimba.
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C’est l’heure de la pause et de l’achat de quelques provisions pour le midi.

Nous reprenons notre chemin en direction des chutes de Gocta après avoir payé le droit de passage.
Le chemin des chutes de Gocta est en fait très récent. C’est en 2006 qu’il a été achevé. Les chutes ont été mesurée comme les 3èmes plus hautes chutes du monde avec 771m. Cette mesure n’est que très récente car remonte au début des années 2000.

Le chemin semble être une succession de montée et descente
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La vallée au loin apparait toute petite et pour tant c’est de là que nous sommes partis.
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La végétation devient plus dense et des champs de canne à sucre apparaissent
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C’est d’ailleurs un lieu de production de sucre car le parcours est semé de pressoirs à canne à flanc de montagne.

Le chemin redescend fortement
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Jusqu’à rejoindre une petit pont suspendu
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Puis un passage plus accidenté qui nous laisse voir les chutes à distance
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Doucement mais surement on se rapproche du but.
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Des papillons aux couleurs profondes se laissent approcher pour une photo.
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Un groupe avec guide fait une pause photo devant un joli panorama des chutes de Gocta. Un couple d’espagnols de Barcelone nous prend même en photo.
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Suzana, Katarina, Fabien

Enfin la récompense est là, la chute immense et vertigineuse.
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On en profite pour prendre le déjeuner avec quand même la polaire car ici il fait beaucoup plus frais et les goulettes de la chute accentuent l’effet du froid.
Ca n’empêche pas de prendre la pause.
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Et de se sustenter l’espace d’une fraction de seconde. Sourire
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Potam’ étant toujours de la partie, il a fait impression en posant devant Gocta.
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Une dernière photo avant de revenir sur nos pas.
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Le retour est long, malgré le fait que l’on s’éloigne rapidement de la chute, le chemin se met à remonter en forte pente.
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Je lâche les filles pour garder mon rythme jusqu’à la fin de la montée infernale.

Je prends une pause de 20 minutes, les filles en bavant un peu.

Montre en main ce sont 1h45 pour le retour sans pause photos.

En revenant au village nous nous précipitons au seul restaurant, pour se rafraichir et s’hydrater d’une boisson bien fraiche.
La tenancière nous apporte couvert et soupe, mais un monsieur lui rappelle que nous sommes les gringo montés depuis le bas de la vallée !

La place principale de Cocachimba étant pleine de combis et taxis, il serai dommage de ne pas négocier une course directe jusqu’à Chachapoyas.
Il y a peu de places, et rien en dessous de S./10.

En négociant, nous faisons la rencontre d’un Israélien et d’une Anglaise qui ont fait la même excursion et recherche aussi un moyen de rentrer à Chachapoyas. Sauf que eux ont une contrainte d’être à 19h à Chacha pour prendre un bus qui les emmènera à Tarapoto.

On aperçoit au loin un pickup gris qui arrive sur le village. On se précipite tous pour demander s’il redescend vers la route principale. Il nous répond que dans 10 minutes il redescend et accepte de nous prendre !

C’est donc une belle descente à l’arrière du pickup que nous faisons à 5 et gratuitement !
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Arrivés en bas
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C’est l’attente. Donc on se met à faire des photos
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Pas de combis à l’horizon, en tout cas que des combis pleins, et pour les taxis collectifs c’est la même chose.
Un combis finalement passe avec 2 places disponibles. L’Israélien et l’Anglais s’y enfourne, ça leur permettra de pouvoir prendre leur bus !

On s’éloigne du croisement pour rejoindre la petite bourgade de 3 maisons. On y trouve une petite boutique. Un chien s’approche et commence à faire la fête, puis une petit chiot qui veut jouer.
Katarina tente de gouter un fruit bizarre qui apparemment a l’air bon.
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La nuit se rapproche et toujours pas de solution pour rejoindre Chacha. Une moto taxi arrive pour déposer des marchandises à la boutique. Il nos propose de nous emmener à Pedro Ruiz (à 17km) pour que nous puissions prendre un combis là-bas (c’est à Pedro Ruiz que les combis font le plein pour Chacha).
Il nous propose S/3 par personne ce qui est cher et nous refusons.
Avant qu’il ne parte, nous lui redemandons s’il  a changé d’avis, mais non …
Dernière proposition, S./7 pour 3 personnes, il accepte !!!

Nous voilà en route en moto taxi pour Pedro Ruiz avec en plus une 4° personne debout à l’arrière du véhicule.

Arrivés à Pedro Ruiz, c’est la déception car la nuit tombée les combis ont cessé leur activité. Ca devra être taxi mais tous sont à S./10.

On rencontre 2 français, Stéphane et Vincent, artistes parisiens, qui vont à Chachapoyas après avoir passé du temps en Amazonie.
Ils partagent le taxi pour Chachapoyas et je leur donne quelques tuyaux pour les chutes de Gocta, et notamment le chemin alternatif plus spectaculaire que nous avons remarqué qu’une fois arrivés au village de Cocachimba. Ils veulent y aller le lendemain.

Arrivés à Chacha, direction le resto pour se remplir la panse. Cette fois je suis les filles au resto végétarien, où j’englouti un plat de fibres que je n’ai jamais autant mangé depuis mon arrivée au Pérou !

Demain ça sera plus cool, les muscles se font sentir !

lundi 1 août 2011

Sur la route de Chachapoyas


Levé à 5h pour prendre un taxi depuis Tiuyacu vers Nuevo Cajamarca.
S./2 la course, ça va. Il me dépose à la station de combis pour Pedro Ruiz, point intermédiaire pour rejoindre Chachapoyas. Ca m’en coutera S./15.

La pluie de la veille a laissé un film de nuage sur les montagnes qui se dissipe avec le levé du soleil.
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Après une heure d’attente ou presque le combi démarre, musique à fond comme d’habitude. J’ai récupéré une place pourrie, je suis engoncé au fond sans aucune place pour mes jambes, je souffre !

Le chauffeur du combi est malade, il conduit vite et ne connait presque pas les freins. Quand on sait que la route est encore plus sinueuse que celle entre Yurimaguas et Tarapoto, il faut s’accrocher !

Le combi s’enfonce dans la montagne et la luxuriante végétation tropicale.
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Ca tourne, retourne et re-retourne. En plus d’être à l’étroit à l’arrière du combi, j’ai l’impression 15 fois de mourir après un virage en épingle où le chauffeur fait crisser les pneus, un dépassement hasardeux sans aucune visibilité, un freinage brusque sans anticipation du véhicule de devant.

A mi-chemin (soit 1h30 de trajet), pause petit déjeuner et pipi. Au moment de repartir je demande à changer de place pour me mettre sur le banc qui fait dos au chauffeur. Au moins là je ne verrai pas les moults opportunités de passer de l’autre côté de la barrière !

On s’approche d’une zone un peu plus plate avec un lac au bord d’une petite ville.
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Là le combi se fait arrêter par la police pour une contrôle d’identité de tous les passagers.
On repart une dizaine de minutes plus tard.

Les courbes reprennent mais le climat a l’air de s’assécher.
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Arrivé dans la vallée, le combi se fait arrêté par la sécurité routière (sorte de police de la route qui vérifie que les papiers du véhicule et ce qui est règlementaire est en règle)

Le chauffeur en profite pour jeter de l’eau sur les roues qui fument.

Apparemment le chauffeur n’est pas tout propre car le contrôle dure.
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Le combi reste sur le bord de la route, ce qui permet aux passagers de se dégourdir les jambes après la machine à laver des virages de la dernière descente.
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On repart après 30 minutes, le chauffeur a écopé d’une amande et est en rogne.

10 minutes plus tard c’est Pedro Ruiz. Une petite bourgade aux confluences de 2 rivières.
Je descends du combi pour prendre un taxi pour Chachapoyas pour S./10.

Le ciel bleu réapparait. Et la route laisse dérouler un paysage beaucoup plus sec avec des montagnes qui plongent dans un canyon.
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On nous averti que ça va tourner mais je suis habitué ! Et surtout le chauffeur n’est pas malade comme le combi.
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On s’arrête pour compléter le taxi. On dirait que les gens ici habitent de l’autre côté de la rivière et qu’il doivent emprunter un câble suspendu au dessus de la rivière pour traverser.
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On reprend la route dans un paysage extraordinaire.
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Et arrivons enfin à Chachapoyas.
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La ville est assez différente des autres villes que j’ai pu traverser depuis le début de mon périple péruvien.
La Plaza de Arma est superbe et les rues charmantes.
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Je m’empresse à trouver un endroit où je peux déjeuner et trouve sur la place un petit restaurant sympathique. Ca sera Chancho (porc) ce midi, et le plat est plutôt copieux !

Je profite d’un cyber café voisin pour reprendre contact avec la civilisation et les parents après l’isolement Amazonien. Les débits sont plutôt bons et en tout cas meilleurs qu’à Iquitos.

La session terminée, il faut que je trouve un hostal. Un passant m’informe que l’auberge El Tambo est toute proche. Je rentre dans le hall et attend que l’on m’accueille.

Personne, je commence à me diriger vers la sortie et là, je tombe sur les Tchèque/Slovaque Suzana et Katarina. Elle viennent d’arriver à Chachapoyas et recherchent aussi un hébergement.

On part donc à l’assault des rue pour trouver l’hostal avec le meilleurs rapport qualité/prix.
Ca sera finalement l’hostal Continental sur Jr. Ortiz Arrieta juste à côté de la Plaza de Arma pour S./20 la nuit (5€) la chambre individuelle.

Une fois posé, je demande à l’accueil s’il y a une balade à faire en ville. On m’oriente vers le panorama de la ville que l’on atteint en remontant le Jr. Salamanca.
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La nuit se rapproche, la Plaza de Arma laisse apercevoir son église illuminée.
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Longue journée, il faut du repos pour le lendemain et les chutes de Gocta !