Aujourd'hui c'est départ pour Yurimaguas, une ville située sur le fleuve Marañon à plusieurs centaines de kilomètres de Iquitos.
Le trajet est prévu de durer 3 jours, on verra bien !!!
Ce matin j'ai rendez vous à 10 h avec Mono pour visiter le marché de Belén, une ville pauvre au sud d'Iquitos. La pauvreté se voit à tous les endroits, en fait la ville est submergée par les eaux pendant la période humide. Donc pendant la saison sèche (en ce moment donc) on peut voir des rues étroites et des immondices à beaucoup d'endroits. La ville est fameuse pour son immense marché qui attire tous les paysans de la région. On y trouve tout ce qui est imaginable en nourriture comme en babioles.
On passe du singe, au porc, au poulet, aux tortues, aux œufs de tortues, au caïman, des tonnes de fruits, et plein de trucs made in China ou pas loin …
Je profite de cette balade pour m’acheter le hamac dont j’aurais besoin pour la longue croisière (S./35 + S./8 pour les 3m de bouts nécessaires pour l’accrocher !)
Sur le chemin du retour, je trouve une gamelle en plastique et un gobelet pour manger sur le bateau.
Je laisse Mono au centre ville pour aller au Port de Masusa acheter mon billet pour Yurimanguas. En 15min de moto taxi j’arrive dans ce qui est appelé à Iquitos “port” mais qui n’est en fait qu’une berge sale d’où les bateaux débarquent tant bien que mal. Dans le typique on fait fort là ! Le bateau s’appelle “EDUARDO VIII”

Retour pour Iquitos où j’en profite pour me faire un “almuerzo” copieux à un petit resto recommandé par la réceptionnistes de mon hostal > Al Vuelo (au coin de Pevas et Codamine). Je suis repu d’une salade en entrée (des fibres !!) suivie d’une sorte de gombo géant farci de viande (Caihua Rellena) accompagné de riz. En refresco c’est jus de maracudja. Un vrai délice pour seulement S./7 !

Une fois mangé, je me rends au Karma Café proche de la promenade d’Iquitos à côté du Monte Carlo. Je profite d’un accès gratuit à internet pour terminer les billets précédents et me délecter d’une part de cake et d’un grand café.
L’heure tourne rapidement et 16h approche, c’est l’heure où je dois récupérer mon linge lavé et séché pour S./5,7 (pour 2,6kg). Rapidement mis dans mon sac à dos, j’attrape une moto taxi pour me rendre au port de Masusa.
Apparemment il faut arriver en avance pour pouvoir avoir une place de hamac correcte (pas trop près du moteur arrière et au 2nd étage si possible).
Il y a déjà plus de monde que le matin, le 2nd étage est squatté par une groupe d’au moins 80 anglais affublés de T-sirts “BSES – Explorer”. Tant pis, je passe au 1er niveau où je trouve une place plutôt à l’arrière mais le bruit du moteur est supportable. C’est la cohue à la recherche de place pour son hamac, ça essaye de tasser mais certains ne se laissent pas faire. Mes voisins ont l’air sympas, on verra en cours de route.

18h le départ s’annonce et il y a du monde à bord. J’apprends que le 1er repas du soir n’est pas inclus, tant pis je ferai la diète car avec tout ce qu’on mange au Pérou, je ne vais pas crever de faim !

Le bateau quitte le port principal pour rejoindre le port de marchandises où il met près de 2h à charger. C’est long et ça ne fait que commencer !!


La 1ere nuit se passe correctement. Il faut apprendre à apprivoiser son hamac, trouver la meilleure position, la meilleure inclinaison, toujours pouvoir bouger un peu les jambes, se redresser facilement, attraper aisément sa bouteille d’eau au sol sans avoir à se contorsionner, prendre appuie sur le sac à dos dessous pour pouvoir se balancer. Ca tombe bien, j’ai 3 journées à tuer dans mon hamac !
Le lendemain matin, Eduardo arrive à Nauta, une petite ville située à 140km d’Iquitos par la rivière (en comparaison c’est 1h30 de trajet en auto pour 110km par la route !).
Des gamins déambulent dans les allées entre les hamacs pour vendre journaux, fruits, boissons et autre nourriture.
Le petit déjeuner est servi peu de temps après l’arrêt à Nauta. C’est une sorte de breuvage épais à base de riz et d’épices accompagné de 2 mini sandwiches. Ca se laisse boire/manger.
La première journée est maussade, le temps est gris et lourd et les pages du bouquins défilent lentement mais surement. En fait les journées seront rythmées par les heures des repas.
Le midi et le soir c’est relativement semblable : riz uniquement pour commencer, après s’est ajoutée la banane plantain (sorte de banane verte qui cuite à une consistance de pomme de terre) puis les pâtes (oui en plus du riz et de la banane) et enfin la pomme de terre. Toute une histoire la cuisine sur le bateau, et riche en fibre !!!
A noter que la viande n’est pas absente quand même ! Il y a du poulet, et du poulet, et encore du poulet, et un truc qui ressemble à du porc et re du poulet.
La chance c’est d’avoir un morceau de poulet avec beaucoup de viande, car la plupart du temps on ronge surtout les os pour trouver la viande …
Quand je dis que les journées sont rythmées par les heures des repas c’est un peu faux, car il y a aussi les arrêts pour déposer des gens et en reprendre en cours de route, mais là c’est beaucoup moins régulier, ou en tout cas c’est beaucoup moins prévisible.

J’ai la chance d’avoir des voisins sympas et qui engagent la conservation. En plus comme ils ne mangent presque pas la nourriture du bord, ils me donnent de temps à autres des choses un peu plus variées à manger.

Victor Antonio et Maria
Ils habitent Iquitos et sont en congés un mois pour visiter la famille et voyager entre Yurimaguas, Tarapoto, Rioja, Chiclayo, etc …
Victor Antonio est ingénieur chimiste et s’occupe aujourd’hui des plans de défense civile en cas d’incidents.
Maria est rigolote et parfois j’ai du mal à la comprendre avec son accent de la Selva (le “j” se prononce un peu comme un “h” aspiré, le “d” a tendance à disparaitre). Elle a tout au long du voyage insisté pour que je prenne une banane par là, un peu de boisson gazeuse ici, des biscuits pour compléter le petit déj, un sandwich de saucisses.
J’ai eu de la chance !
Le 2nd jour a été long d’autant que j’ai terminé mon bouquin “C’était le Pérou” de Patrick Cauvin. Sympa comme petit livre, le Pérou arrive sur la 2nde partie mais ça passe bien !
On retrouve le soleil et c’est l’occasion de bronzette sur le pont

Quand le soleil tape un peu trop retour dans le hamac pour somnoler un peu en attendant le prochain repas.

Les voisins en font de même.

Nous passons à proximité d’installations pétrolières en plein milieu de l’Amazonie
C’est là, à San José de Sanatorio, qu’on laisse Sandrex Sanchez, un gars de 25ans avec qui j’ai tapé la discussion.
Il a voulu commencer des études d’ingénieur, mais faute de moyens il a du travailler dès 18ans. Il a une femme et 2 enfants (une petite de 8mois et un petit gars de 3 ans).
Il m’a raconté aussi son histoire, comment il est plus intéressant de travailler comme chauffeur de camion dans les champs de pétrole car ça paye bien (S./ 1500 par mois pour travailler quasiment 7jours/7, ça fait relativiser …).
Aussi l’histoire de son père qui a commencé à travailler en achetant un combi (sorte de mini van) et en l’utilisant comme taxi a fait grandir son business en en exploitant jusqu’à 7 en même temps, puis a pu investir dans un camion (plus rentable), etc … Sauf qu’apparemment, il s’est fait tuer à la frontière équatorienne de 3 balles dans la tête et une dans le cœur sans raison particulière.
Eduardo VIII égraine toujours les berges aussi chargé qu’au départ.

Les gens montent et descendent.
Les Anglais sont descendus après le 2° jour dans la nuit, ça avait d’ailleurs créé un scandale (à juste titre) car lors des repas ils passaient avant tous les autres passagers, qui, médusés, ne comprenaient pas et les traitaient de “gringo”.
Le ciel se dégage de plus en plus et l’heure du coucher de soleil approche. Une occasion inespérée de “shooter” quelques photos.



La nuit venue, le ciel laisse découvrir une abondance d’étoiles que j’ai rarement observée.
Un ciel d’hémisphère sud avec comme actrice principale la Croix du Sud, mais aussi la lune qui ici est mangée en croissant par le haut, on dirait un bonhomme qui sourit ! ^^
Une autre particularité, c’est la grand grande luminosité de la voie lactée. C’est vraiment impressionnant !
Je rencontre également deux filles, Katalina et Suzana, l’une Slovaque, l’autre Tchèque, qui apparemment vont faire le même parcours que j’envisage !
Le troisième jour devient pesant, on mange la même chose, les bouquins ont déjà été lus 2 fois ou plus, et le bateau semble ralentir à cause des bancs de sables qui régulièrement pose souci au capitaine.

Heureusement le temps est encore au beau fixe, idéal pour la bronzette du pont supérieur.


Des premiers échos annoncent une arrivée pour 20h (alors qu’au départ nous devions arriver le matin !), d’autres échos donnent 1h du matin le lendemain et même 3h à un autre moment.
La rivière s’est rétrécie, et le niveau de l’eau a bien baissé depuis Iquitos. Les berges sont sèches ce qui explique les bancs de sables et la lenteur d’Eduardo VIII.


18h30 heure du repas et toujours pas de Yurimaguas en vue. Le repas est exceptionnellement un soupe de poulet. J’ai la chance d’avoir récupéré un bout bien charnu, j’en profite !
Finalement, la nuit tombée tout laisse à penser que la nuit se passera dans le hamac avec une possible arrivée au petit matin.
3h, Eduardo VIII arrive enfin à Yurimaguas !
Les transports ne commençant pas avant 5h (ce qui est très tôt), je reste dans mon hamac jusq’au petit matin. Suzana et Katalina font de même, ont prendra le même bus pour Tarapoto (la ville la plus proche avant un nœud de transport pour relier différents endroits).
6h45, Eduardo VII nous surprend en reprenant sa route. Etonnés, je demande au capitaine sa route. Il va simplement au port de marchandises de Yurimaguas. Ouf! ça n’allait pas encore recommencer !
Une croisière vraiment à expérimenter, si vous avez le temps, car c’est long, très long! mais ça permet de mieux connaitre les autochtones et de partager un peu de leur histoire.
Le trajet est prévu de durer 3 jours, on verra bien !!!
Ce matin j'ai rendez vous à 10 h avec Mono pour visiter le marché de Belén, une ville pauvre au sud d'Iquitos. La pauvreté se voit à tous les endroits, en fait la ville est submergée par les eaux pendant la période humide. Donc pendant la saison sèche (en ce moment donc) on peut voir des rues étroites et des immondices à beaucoup d'endroits. La ville est fameuse pour son immense marché qui attire tous les paysans de la région. On y trouve tout ce qui est imaginable en nourriture comme en babioles.
On passe du singe, au porc, au poulet, aux tortues, aux œufs de tortues, au caïman, des tonnes de fruits, et plein de trucs made in China ou pas loin …
Je profite de cette balade pour m’acheter le hamac dont j’aurais besoin pour la longue croisière (S./35 + S./8 pour les 3m de bouts nécessaires pour l’accrocher !)
Sur le chemin du retour, je trouve une gamelle en plastique et un gobelet pour manger sur le bateau.
Je laisse Mono au centre ville pour aller au Port de Masusa acheter mon billet pour Yurimanguas. En 15min de moto taxi j’arrive dans ce qui est appelé à Iquitos “port” mais qui n’est en fait qu’une berge sale d’où les bateaux débarquent tant bien que mal. Dans le typique on fait fort là ! Le bateau s’appelle “EDUARDO VIII”
Retour pour Iquitos où j’en profite pour me faire un “almuerzo” copieux à un petit resto recommandé par la réceptionnistes de mon hostal > Al Vuelo (au coin de Pevas et Codamine). Je suis repu d’une salade en entrée (des fibres !!) suivie d’une sorte de gombo géant farci de viande (Caihua Rellena) accompagné de riz. En refresco c’est jus de maracudja. Un vrai délice pour seulement S./7 !
Une fois mangé, je me rends au Karma Café proche de la promenade d’Iquitos à côté du Monte Carlo. Je profite d’un accès gratuit à internet pour terminer les billets précédents et me délecter d’une part de cake et d’un grand café.
L’heure tourne rapidement et 16h approche, c’est l’heure où je dois récupérer mon linge lavé et séché pour S./5,7 (pour 2,6kg). Rapidement mis dans mon sac à dos, j’attrape une moto taxi pour me rendre au port de Masusa.
Apparemment il faut arriver en avance pour pouvoir avoir une place de hamac correcte (pas trop près du moteur arrière et au 2nd étage si possible).
Il y a déjà plus de monde que le matin, le 2nd étage est squatté par une groupe d’au moins 80 anglais affublés de T-sirts “BSES – Explorer”. Tant pis, je passe au 1er niveau où je trouve une place plutôt à l’arrière mais le bruit du moteur est supportable. C’est la cohue à la recherche de place pour son hamac, ça essaye de tasser mais certains ne se laissent pas faire. Mes voisins ont l’air sympas, on verra en cours de route.
18h le départ s’annonce et il y a du monde à bord. J’apprends que le 1er repas du soir n’est pas inclus, tant pis je ferai la diète car avec tout ce qu’on mange au Pérou, je ne vais pas crever de faim !
Le bateau quitte le port principal pour rejoindre le port de marchandises où il met près de 2h à charger. C’est long et ça ne fait que commencer !!
La 1ere nuit se passe correctement. Il faut apprendre à apprivoiser son hamac, trouver la meilleure position, la meilleure inclinaison, toujours pouvoir bouger un peu les jambes, se redresser facilement, attraper aisément sa bouteille d’eau au sol sans avoir à se contorsionner, prendre appuie sur le sac à dos dessous pour pouvoir se balancer. Ca tombe bien, j’ai 3 journées à tuer dans mon hamac !
Le lendemain matin, Eduardo arrive à Nauta, une petite ville située à 140km d’Iquitos par la rivière (en comparaison c’est 1h30 de trajet en auto pour 110km par la route !).
Des gamins déambulent dans les allées entre les hamacs pour vendre journaux, fruits, boissons et autre nourriture.
Le petit déjeuner est servi peu de temps après l’arrêt à Nauta. C’est une sorte de breuvage épais à base de riz et d’épices accompagné de 2 mini sandwiches. Ca se laisse boire/manger.
La première journée est maussade, le temps est gris et lourd et les pages du bouquins défilent lentement mais surement. En fait les journées seront rythmées par les heures des repas.
Le midi et le soir c’est relativement semblable : riz uniquement pour commencer, après s’est ajoutée la banane plantain (sorte de banane verte qui cuite à une consistance de pomme de terre) puis les pâtes (oui en plus du riz et de la banane) et enfin la pomme de terre. Toute une histoire la cuisine sur le bateau, et riche en fibre !!!
A noter que la viande n’est pas absente quand même ! Il y a du poulet, et du poulet, et encore du poulet, et un truc qui ressemble à du porc et re du poulet.
La chance c’est d’avoir un morceau de poulet avec beaucoup de viande, car la plupart du temps on ronge surtout les os pour trouver la viande …
Quand je dis que les journées sont rythmées par les heures des repas c’est un peu faux, car il y a aussi les arrêts pour déposer des gens et en reprendre en cours de route, mais là c’est beaucoup moins régulier, ou en tout cas c’est beaucoup moins prévisible.
J’ai la chance d’avoir des voisins sympas et qui engagent la conservation. En plus comme ils ne mangent presque pas la nourriture du bord, ils me donnent de temps à autres des choses un peu plus variées à manger.
Victor Antonio et Maria
Ils habitent Iquitos et sont en congés un mois pour visiter la famille et voyager entre Yurimaguas, Tarapoto, Rioja, Chiclayo, etc …
Victor Antonio est ingénieur chimiste et s’occupe aujourd’hui des plans de défense civile en cas d’incidents.
Maria est rigolote et parfois j’ai du mal à la comprendre avec son accent de la Selva (le “j” se prononce un peu comme un “h” aspiré, le “d” a tendance à disparaitre). Elle a tout au long du voyage insisté pour que je prenne une banane par là, un peu de boisson gazeuse ici, des biscuits pour compléter le petit déj, un sandwich de saucisses.
J’ai eu de la chance !
Le 2nd jour a été long d’autant que j’ai terminé mon bouquin “C’était le Pérou” de Patrick Cauvin. Sympa comme petit livre, le Pérou arrive sur la 2nde partie mais ça passe bien !
On retrouve le soleil et c’est l’occasion de bronzette sur le pont
Quand le soleil tape un peu trop retour dans le hamac pour somnoler un peu en attendant le prochain repas.
Les voisins en font de même.
Nous passons à proximité d’installations pétrolières en plein milieu de l’Amazonie
C’est là, à San José de Sanatorio, qu’on laisse Sandrex Sanchez, un gars de 25ans avec qui j’ai tapé la discussion.
Il a voulu commencer des études d’ingénieur, mais faute de moyens il a du travailler dès 18ans. Il a une femme et 2 enfants (une petite de 8mois et un petit gars de 3 ans).
Il m’a raconté aussi son histoire, comment il est plus intéressant de travailler comme chauffeur de camion dans les champs de pétrole car ça paye bien (S./ 1500 par mois pour travailler quasiment 7jours/7, ça fait relativiser …).
Aussi l’histoire de son père qui a commencé à travailler en achetant un combi (sorte de mini van) et en l’utilisant comme taxi a fait grandir son business en en exploitant jusqu’à 7 en même temps, puis a pu investir dans un camion (plus rentable), etc … Sauf qu’apparemment, il s’est fait tuer à la frontière équatorienne de 3 balles dans la tête et une dans le cœur sans raison particulière.
Eduardo VIII égraine toujours les berges aussi chargé qu’au départ.
Les gens montent et descendent.
Les Anglais sont descendus après le 2° jour dans la nuit, ça avait d’ailleurs créé un scandale (à juste titre) car lors des repas ils passaient avant tous les autres passagers, qui, médusés, ne comprenaient pas et les traitaient de “gringo”.
Le ciel se dégage de plus en plus et l’heure du coucher de soleil approche. Une occasion inespérée de “shooter” quelques photos.
La nuit venue, le ciel laisse découvrir une abondance d’étoiles que j’ai rarement observée.
Un ciel d’hémisphère sud avec comme actrice principale la Croix du Sud, mais aussi la lune qui ici est mangée en croissant par le haut, on dirait un bonhomme qui sourit ! ^^
Une autre particularité, c’est la grand grande luminosité de la voie lactée. C’est vraiment impressionnant !
Je rencontre également deux filles, Katalina et Suzana, l’une Slovaque, l’autre Tchèque, qui apparemment vont faire le même parcours que j’envisage !
Le troisième jour devient pesant, on mange la même chose, les bouquins ont déjà été lus 2 fois ou plus, et le bateau semble ralentir à cause des bancs de sables qui régulièrement pose souci au capitaine.
Heureusement le temps est encore au beau fixe, idéal pour la bronzette du pont supérieur.
Des premiers échos annoncent une arrivée pour 20h (alors qu’au départ nous devions arriver le matin !), d’autres échos donnent 1h du matin le lendemain et même 3h à un autre moment.
La rivière s’est rétrécie, et le niveau de l’eau a bien baissé depuis Iquitos. Les berges sont sèches ce qui explique les bancs de sables et la lenteur d’Eduardo VIII.
18h30 heure du repas et toujours pas de Yurimaguas en vue. Le repas est exceptionnellement un soupe de poulet. J’ai la chance d’avoir récupéré un bout bien charnu, j’en profite !
Finalement, la nuit tombée tout laisse à penser que la nuit se passera dans le hamac avec une possible arrivée au petit matin.
3h, Eduardo VIII arrive enfin à Yurimaguas !
Les transports ne commençant pas avant 5h (ce qui est très tôt), je reste dans mon hamac jusq’au petit matin. Suzana et Katalina font de même, ont prendra le même bus pour Tarapoto (la ville la plus proche avant un nœud de transport pour relier différents endroits).
6h45, Eduardo VII nous surprend en reprenant sa route. Etonnés, je demande au capitaine sa route. Il va simplement au port de marchandises de Yurimaguas. Ouf! ça n’allait pas encore recommencer !
Une croisière vraiment à expérimenter, si vous avez le temps, car c’est long, très long! mais ça permet de mieux connaitre les autochtones et de partager un peu de leur histoire.
le "j" comme un h aspiré et le "d" qui disparait...hum ça me rappelle un peu l’Andalousie tout ça...mais avec le dépaysement en plus ;-)
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